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Dernier concert de la 40ème saison
Samedi 21 mai, 20h00, église protestante de Haguenau
Dimanche 22 mai, 17h00, église Saint-Maurice de Soultz (Haut-Rhin)

“Ninfe, amanti, vecchie, gelose e pazzerelle”
Concerto Scirocco

 

Nymphes, amantes, vieilles, jalouses et fofolles... tout un programme festif de musiques italiennes du 16ème siècle pour finir en beauté cette saison.

Fondée en 1976, l’AMIA vous présente aujourd’hui sa quarantième saison. L’occasion, certes, de rPlaquette 2015-2016egarder en arrière et de mesurer le chemin parcouru, de s’en féliciter, de rendre hommage à la poignée de fondateurs qui, à une époque où cela n’allait pas de soi, décidèrent de lever bien haut la bannière de la musique ancienne exécutée d’une manière « historiquement informée » sur des instruments originaux. De saluer ses présidents successifs, Flora Hubert pour un bref mandat puis Simone Frick qui marque l’institution de 1977 à 2006 et enfin Bernard Verdier, en charge de 2006 à 2014. D’évoquer les bénévoles, uniques moteurs de cette toute petite structure de diffusion dont le seul  dévouement a permis et permet encore des programmations professionnelles de premier ordre.

Quarante ans, disent nos amis allemands, c’est l’âge où l’homme entre « dans ses meilleures années ». Mais une association ??? Les temps sont durs, des guerres de toute nature font rage, extérieures et intestines, les financements se font rares, les mélomanes les plus passionnés  sont eux même obligés de compter. Les collectivités territoriales, Ville de Strasbourg, Région Alsace et Département du Bas-Rhin, ainsi-que l’Etat (DRAC Alsace) nous ont fidèlement soutenus et demeurent convaincus de la pertinence de notre action. Mais ils sont confrontés à des choix budgétaires difficiles, nos ressources diminuent peu à peu. Alors, faut-il abandonner ? Certains prétendent que la musique ancienne a désormais droit de cité, qu’il n’y-a plus rien à défendre. Allons donc ! Si les formations établies de longue date remplissent toujours des lieux prestigieux et bien identifiés, la multitude d’ensembles de haut niveau, constitués de musiciens talentueux explorant hardiment de nouveaux territoires, peine à trouver des dates. C’est notre vocation de les faire entendre, d’essayer d’élargir un public qui reste, en dépit des succès de l’éducation artistique (une autre de nos missions!), restreint, confidentiel et savant.

Donc, nous regardons devant nous. Raison pour laquelle notre quarantième saison revient, paradoxe en apparence mais en apparence seulement, sur deux étoiles de la musique, de celles qui donnent le cap sans faillir quand l’obscurité s’étend : Jean-Sébastien Bach et le jeune Mozart. La musique du premier est, selon Cioran, une ascension en spirale vers les cieux, celle du second serait faite des harmonies qui résonnent aux portes du Paradis. Ces étoiles brillaient sur toute l’Europe. Nous irons nous aussi, fidèle à notre tradition internationale,  voir du côté de l’Espagne du Siècle d’Or et de compositeurs pérégrins du XVIème siècle célébrant entre Flandres, Allemagne, France et Italie « le donne », l’éternel féminin dans ses piquantes et diverses variations.

Dressons l’oreille ! Haut les cœurs !

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